Sixtrum sort l’artillerie lourde

Ceux qui pensent que les percussionnistes, ça tape délicatement du triangle vont être déçus en allant voir le dernier concert du festival Montréal/Nouvelles Musiques le 26 février à la salle Pierrre-Mercure. Les percussionnistes de Sixtrum ont de l’âme dans le corps. Parfaitement synchro, ils respirent, se déplacent, se regardent et jouent en parfaite symbiose.

Je les ai écoutés jouer les Cinq Chansons pour percussions de Claude Vivier en répétition, oeuvre méditative des dernières années du compositeur. Intemporel. Sublime.

« (Vivier) a vraiment trouvé des super belles sonorités à mettre ensemble. Le grave du marimba (…) avec les timbales et les gongs ensemble, ça fait… bhhvvvhh » me décrit Sandra Joseph en entrevue, imitant les vibrations intenses et voluptueuses que crée l’orchestration.

Sixtrum est un ensemble de 6 percussionnistes, Joao Catalao, Julien Grégoire, Philip Hornsey, Kristie Imbrahim, Sandra Joseph et Fabrice Marandola, en plus du septième membre fondateur  Robert Leroux qui semble maintenant jouer le rôle de parrain à l’Ensemble.

Sixtrum ouvre et ferme le festival MNM
Le premier concert du festival dans lequel ils ont participé « La vie qui bat » (avec Sixtrum et O Vertigo), alliant la chorégraphie de Ginette Laurin et la musique de Steve Reich, a été un moment inspirant pour les musiciens, me dit Sandra Joseph: « (Les danseurs) ont vraiment donné une autre vision de la pièce. Nous, on conte la pièce d’une certaine façon; eux, ils la content autrement. » O Vertigo, « c’était une bonne gang », ajoute Joao Catalao.
Pour le concert de ce soir, ils s’allient avec le Nouvel Ensemble Moderne, avec Lorraine Vaillancourt à la direction, pour une pièce de Denis Gougeon: Un train pour l’enfer. Joao me conte la petite histoire derrière cette alliance: « Ce projet, ça fait vraiment des années qu’on voulait le faire » – avant même la naissance de Sixtrum. Avec la formation de l’ensemble, le projet a encore été mis de côté. « Cette année, finalement, ça a marché » dit Joao, l’air heureux de finalement pouvoir donner vie au projet qu’ils ont porté pendant longtemps.

La répétition de Sixtrum achève. Julien Grégoire signale à l’ensemble la reprise d’un passage: « Cette fois-ci plus aérien, plus spatial… plus gouteux ».

Aucun doute que l’Ensemble Sixtrum et le NEM seront succulents ce soir.

« Un train pour l’Enfer« 
26 février 19h, salle Pierre-Mercure
Nouvel Ensemble Moderne (NEM)
Ensemble Sixtrum

Coproduction NEM et MNM

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