Toronto versus Montréal: le blogue MNM tranche sur le sujet!

Nul doute qu’au hockey, la compétition entre Montréal et Toronto est féroce. Dans cette rivalité continuelle, j’ai profité de la présence d’artistes torontois pour nous parler de nos différences culturelles.
 Dáirine Ní Mheadhra du Queen of Puddings Music Theater qui fait, me dit-elle, chaque année le voyage Toronto-Montréal, me brosse le portrait de deux peuples avec des sensibilités très distinctes. Elle était la chef d’ensemble pour le concert « Beauty dissolves in a Brief Hour » le 21 février à la Chapelle historique du Bon-Paster.

Voici, extrait d’une entrevue faite le  21 février, un regard extérieur sur la musique contemporaine québécoise qui me rend fière d’en faire partie!

 Quand est-ce que la collaboration avec la SMCQ a débuté?

Ça faisait longtemps qu’on connaissait la SMCQ – et Walter [Boudreau], évidemment. Il nous a demandé de collaborer pour la première fois je pense il y a deux ans. C’est merveilleux  et fantastique pour nous de venir à Montréal parce que même si notre compagnie est basée à Toronto, en esthétique, dans l’âme et en perspective on est définitivement plus « Québec » qu’ « Ontario ».

De quelle manière?  

De quelle manière?… Premièrement, la plupart des compositeurs dont on commissionne des œuvres sont de Montréal et notre sensibilité est plus québécoise.

Ça m’intrigue…
Oui!… j’essaye de l’expliquer… C’est probablement parce que je suis Européenne et mon esthétique et mon goût viennent premièrement et avant tout de ce genre, ou de cette perspective [européenne], j’imagine qu’on peut dire.
Je pense que ce que j’essaye de dire c’est qu’au Québec, tout n’est pas textuel, les choses peuvent être plus poétiques, un peu plus abstraites. Ça n’a pas besoin d’être tout le temps naturaliste… C’est la différence que je perçois. Et je pense que dans notre compagnie, nous avons la liberté … c’est comme ça qu’on est, nous ne prenons pas les choses au pied de la lettre, et en voyageant ici, je me sens choyée… et ça me donne l’impression que c’est parfaitement acceptable d’être comme on est.


[…]

Jouez-vous seulement de la musique contemporaine?

On ne fait que de la musique contemporaine. En fait, il y a à peu près 12 ans on a commencé à faire uniquement de la musique contemporaine canadienne, à commander des œuvres canadiennes. Parce que j’étais fixée par l’idée que quand j’étais en Irlande, je ne connaissais pas grand-chose sur la musique contemporaine du Canada. Elle n’avait pas une forte voix à l’extérieur du pays.  Je connaissais Murray Schafer [R. Murray Schafer, père de « l’écologie acoustique », voir bio ici], mais autrement…
Alors quand je me suis installée au Canada et que j’ai découvert tous ces bons compositeurs et chanteurs canadiens, je n’ai qu’une idée depuis : de faire connaître leur musique à l’extérieur du Canada.

Est-ce que cette envergure a marché? Connait-on davantage les compositeurs canadiens à l’extérieur du pays? Connait-on davantage les compositeurs québécois à l’extérieur du Québec? 

Certainement, dans le monde de la musique contemporaine, je pense que les gens connaissent les compositeurs québécois… oui… Le Canada est plutôt un petit monde, on se connait tous. Mais à l’extérieur de Canada, on a encore beaucoup de chemin à faire!
Je pense que le Québec a un meilleur lien avec le monde à l’extérieur du Canada. Parce que je pense que le focus et les subventions gouvernementales au Québec se prêtent à bâtir des liens entre le Québec et l’Europe. Il y a beaucoup plus de va et viens et beaucoup de plus subventions. Et beaucoup plus d’appréciation du rôle que peut avoir la culture dans la vie de chacun.

[…]
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Il ne nous reste plus qu’a résoudre le conflit entre les deux équipes de hockey.

Mais ça, ce sera peut-être pour un prochain billet…


Beauté évanescente du Queen of Puddings Music Theater

J’adore surprendre les petites idiosyncraties.

Peut-être est-ce pour ça que j’aime autant la musique de chambre. On peut intercepter un regard volé, un sourire complice ou des gestes furtifs révélateurs…
Ce sont ces petites attentions dont j’ai été témoin à la répétition de « Beauty dissolves in a Brief Hour » qui unit les musiciens torontois Krisztina Szabò et Xin Wang (chant), John Lettieri (accordéon), et Dáirine Ní Mheadhra (chef d’ensemble et directrice artistique de Queen of Pudding Music Theatre).
D’une complicité touchante, et d’une sensibilité rare, l’ensemble fait glisser le public dans une atmosphère feutrée de délicatesse, de raffinement et d’affabilité.

La chef d’ensemble avait des attentions toutes maternelles et les musiciens, bien installés dans la salle de concert de la Chapelle historique du Bon-Pasteur, lui rendait la pareille. Ils vont jouer trois pièces sur le thème de l’amour: je vous donne ici un petit extrait de notre conversation qui a eu lieu en anglais. Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, écoutez sa voix zen: elle vous remettra de tous vos maux…

Le reste de notre discussion dans laquelle elle nous parle entre autre de la différence entre la musique contemporaine montréalaise et la torontoise est à suivre…


Fugue: Apportez votre cellulaire

Que faire un samedi soir quand on est musicien? Aller en répétition naturellement.

Dans ma grande étude sociologique sur les moeurs des musiciens, après un prélude agréable chez Quasar, je me suis rendue à la répétition générale du concert « Apportez votre cellulaire », création de Walter Boudreau et Yves Daoust à l’Église Saint-Jean-Baptiste.
Le concert a nécessité 2 compositeurs, 1 chef d’orchestre, 1 petit ensemble avec clavecin, 1 grand orgue, 12 assistants-chefs d’orchestre, une équipe technique armée jusqu’aux dents, une panoplie de lumières décoratives, des micros plantés un peu partout dans l’église et des hauts-parleurs cachés parmi les statues de saints. Et un très bon coordonnateur.

Même avec ce grand effectif, un membre crucial de l’orchestre était absent: les cellulaires joués par le public. Le suspens à propos de l’effet d’ensemble est toujours complet, autant pour moi que pour les assisants-chefs à qui j’ai parlé. Tous avaient une étincelle espiègle dans les yeux, et hochait de la tête: « Non, aucune idée de quoi ça va avoir l’air… »

Mode d’emploi
Ces assistants-chefs donneront le signal au public/musiciens des cellulaires pour appuyer sur leur sonnerie. Rien de trop compliqué: quand ils pointent du doigt, les cellulaires doivent sonner. Aucune sonnerie trop musicale m’a-t-on précisé, seulement des dring-dring et autres sonneries du genre. Pourquoi 12 assistants pour faire un travail si simple? La salle est divisée en plusieurs sections chacune dotée de son propre chef. Chaque division sonnera à différents moments… peut-être entendra-t-on des fugues cellulaires? Je ne sais pas, mais je croise les doigts!

À la tête de l’entreprise, Walter: perché sur son tabouret, l’air un peu caporal, une oreillette littéralement collée à l’oreille avec du gros tape noir et les légendaires basquettes rouges aux pieds. Devant lui se trouve un petit ensemble d’instruments à vent et clavecin joué par Geneviève Soly. Derrière lui, le magnifique orgue de Saint-Jean-Baptiste qui sera joué demain par Jean-Willy Kunz.

Musiques
Boudreau et Daoust ont composé une musique très néo-baroque (si approprié dans une église ornée comme l’est Saint-Jean-Baptiste!) avec des tournures contemporaines – dissonnances, techniques compositionnelles contemporaines, sons préenregistrés, etc. Le contraste entre le vieux et le nouveau est partout. Le mélange entre les styles musicaux baroque et contemporain, entre le rococo de l’église et les installations de la régie, entre instruments d’époque et cellulaires dernier cri: tout indiquerait le clash total.

 

Et pourtant c’est tout le contraire. « La musique baroque et la musique contemporaine sont très similaires » m’a déjà dit le jeune compositeur Maurice-G. Du Berger. « Elles sont toutes les deux folles et éclatées ». Cette pièce en sera la preuve irréfutable.

Je fredonnais gaiement par moment, je sautais de mon banc d’église par d’autres, je vibrais en unisson avec les graves majestueux de l’orgue et mon imagination inventait des grandes fugues téléphoniques… il est 5h du mat et j’y pense toujours. Trop tard, je ne dormirais pas ce soir: Walter et Yves m’ont conquise!

Apportez votre cellulaire, dimanche 20 février à 14h
Église Saint-Jean-Baptiste (309 rue Rachel, angle Henri-Julien)
Entrée libre (en plus c’est gratuit!!)


Prélude: Quasar

En tant que blogueuse pour le festival MNM de la SMCQ, j’ai rapidement appris que je devais m’habituer à travailler en soirée. Les concerts sont en soirée, les répétitions peuvent finir très tard…. les musiciens dorment-ils? Étude sociologique en cours.

Toute la journée du samedi, j’ai donc dû courir à travers Montréal pour assister à la répétition d’un concert énigmatique et technologique de Quasar et d’un concert baroco-contemporain du duo Walter Boudreau et Yves Daoust. Ce billet se fera donc en deux parties.

Prélude: Quasar
Marie-Chantal Leclair de Quasar est une grande passionnée de la musique contemporaine. Pendant l’entrevue téléphonique samedi après-midi, elle plonge rapidement dans l’explication des pièces de leur concert qui a lieu dans le cadre du festival MNM.

Une pièce de Jean-François Laporte avec instruments inventés, une deuxième de Mark Molnar avec chorégraphie de déplacements des interprètes, et une troisième de Zack Settel. Cette dernière intègre des GPS sur la tête des musiciens qui reproduisent leur localisation sur un grand écran au fond de la scène. L’intensité de la musique et sa direction sont elles aussi représentées par de petites balles qui bougent sur l’écran: à haute intensité, les balles sont rapides. Le saxophone pointant vers le haut fera voler les balles vers… le haut. Les algorithmes qui ont permis cela sont compliqués, atteste Marie-Chantal Leclair, mais sur scène l’auditeur retient le mouvement de la musique – thématique du festival. Les photos prises lors de la répétition sont toutes de cette dernière pièce de Settel.

Toutes trois sont nées du festival et incarnent la thématique « musique en mouvement » de différentes manières; toutes trois ont été commandées par Quasar. Trois pièces de créations qui font vibrer chacune à leur façon, ça vaut le détour!

Le concert de Quasar dans le cadre du festival a eu lieu samedi, 19h. Une reprise sera donnée dimanche le 20 février à 15h à l’Agora de la danse.


Le buffet chinois de la musique contemporaine

Le festival Montréal/Nouvelles Musiques a officiellement commencé aujourd’hui. Je scrute le menu du jour et j’en ai le vertige. J’ai l’impression d’être à un buffet chinois et ne plus savoir où donner de la tête tellement le poulet aux noix de cajou, le boeuf au brocoli et le canard laqué ont tous l’air bon. 
Mais (pour continuer avec cette comparaison douteuse) c’est au moment où je vais me décider que je découvre, caché derrière les rouleaux printaniers, le plat de tofu. Jackpot!

Qui est ce plat-surprise? C’est cette alliance inattendue mais combien savoureuse entre le festival MNM et Suoni Per Il Popolo. Ce mariage SMCQ et Suoni, le temps de trois concerts qui commencent aujourd’hui et se poursuivent jusqu’au 24, montre que la frontière entre la musique contemporaine dite savante et la musique populaire/street/non-académique n’a plus lieu d’être.

J’ai demandé à Steve Guimond, directeur de la programmation de Suoni, de me dire qui était le magicien derrière tout ça. « C’est Walter [Boudreau] et son équipe qui nous a trouvé [il y a deux ou trois ans], qui connaissaient nos salles qui sont établies depuis longtemps – ainsi que le festival qui est établi depuis 10 ans. » J’aurais dû le savoir! Walter et son équipe trament toujours des choses fantastiques dans l’ombre de la saison régulière de la SMCQ.
C’était, sinon inévitable, du moins plutôt logique: Suoni Per Il Popolo est une vitrine pour les musiques sous-représentées: artistes expérimentaux et jazzeux, tant émergents qu’établis sur la scène underground. Même chose pour la SMCQ: il y aura d’ailleurs aujourd’hui une première rencontre sous le signe de l’Expérimental et de la Découverte pour le Quatuor Bozzini (spectacle Alien Lands à l’Agora Hydro-Québec de l’UQÀM à 21h) et pour l’ensemble Sixtrum+Ginette Laurin (spectacle La Vie qui bat à la salle Pierre-Mercure à 19h).

Une histoire de visibilité…
Pourquoi dit-on que la musique contemporaine manque de visibilité? Est-ce parce que le public ne se familiarise pas assez avec celle-ci? Est-ce partiellement la faute de la diffusion radiophonique?
En 1968, Raoul Duguay et Maryvonne Kendergi s’offusquent en entrevue à Radio-Canada de voir que si peu de place est donnée à la musique contemporaine particulièrement celle canadienne – le lien à l’entrevue dans les archives de Radio-Canada ici
Mais… « Elle en a déjà eu beaucoup », me confie Jacques Boucher, ancien réalisateur à Radio-Canada de 1983 à 1987 en entrevue téléphonique. Entre 19699 et 1985, Serge Garant avait une émission tous les dimanches intitulés « Musique de notre siècle » dans lesquels il analysait les oeuvres contemporaines et dont la côte d’écoute tournait autour des 1000 auditeurs. Selon les standards technologiques de l’époque, ça n’aurait été pas mal du tout considérant les seules 7 transmetteurs de la Radio (en comparaison aux 40 aujourd’hui), m’assure M Boucher. Le samedi à Radio-Canada, une autre émission donnait la voix aux créateurs musicaux et littéraires. « Le problème de la musique contemporaine, » ajoute M. Boucher, « c’est la communication ». La clé, selon lui, est de ne pas utiliser le mot « contemporain«  en décrivant une oeuvre de création, mais de l’expliquer par les émotions qu’elle évoque et de créer l’envie de l’écouter.
« Si le compositeur est vivant, il y a de bonnes chances que ce soit contemporain! » ajoute-t-il, ponctuant la phrase avec son rire infectieux pour souligner le vide linguistique du terme utilisé à toutes les sauces. Quels mots de sagesse!

Je propose donc qu’on change le nom de la Société de musique contemporaine du Qébec (SMCQ) à « Société de musique vibrante du Québec (SMVQ) ». Qui vote pour?


Venez trouver votre groove contemporain au Salon des Nouvelles Musiques

 Vous trouvez que Frank Zappa, ça groove, mais vous ne trouvez pas votre compte dans la musique contemporaine?
François veut vous parler. François, c’est le responsable du Salon des Nouvelles Musiques, situé dans le « Grand foyer culturel » de la Place des Arts (aussi connu sous le nom de grand-hall-entre-la-salle-Wilfrid-Pelletier-et-le-tunnel-qui-mène-au-Complexe-Desjardins).

Il veut donner à la musique contemporaine un look jeune que l’on peut approcher… et il y tient:  « Faut pas que la musique contemporaine soit toujours associée à des têtes à lunettes! »  s’est-il exclamé, en enlevant ses lunettes pour la photo. Mission accomplie François!

Il m’a donné un tour guidé hier du Salon des Nouvelles Musiques. Brandissant le petit microphone qu’il avait dans les mains pour ponctuer son discours (la SMCQ embauche des passionnés!), il m’a fait passer à travers les différentes zones du Salon: aire d’écoute, aire de création, aire de documentation avec une rétrospective sur les 50 ans de création au Québec… Traduction: beaucoup d’images, beaucoup de sons, beaucoup de couleurs. Néophytes au monde de la musique contemporaine et mordus de Garant, Ligeti, Boulez, venez flâner au Salon!

Pour ceux qui veulent tâter
 
Avez-vous la fibre de compositeur, mais ne jouez d’aucun instrument? Le musicolateur vous parlera. Choisissez les sons, leur intensité, etc, et en deux temps trois mouvements une composition s’offre à vous! François peut même enregistrer ceux-ci et vous les envoyer par courriel.  Très prochainement, j’y retournerai pour enregistrer ma propre pièce et je vous la ferai entendre, en grande première ici même sur ce blogue. Réservez dès maintenant, places limitées…
 
Pour ceux qui veulent voir

 Vous avez déjà vu une partition de musique contemporaine? Certaines partitions de Jean-François Laporte n’ont aucune note et ressemblent davantage à une magnifique oeuvre d’art que le chef d’orchestre peut faire parler. Quelques mesures des Sirènes volantes, symphonie portuaire pour sirènes de train et de bateau préparées de Laporte sont accrochées sur un mur. Curieux de savoir à quoi ressemble une symphonie portuaire? Voici, magnifiques nuages et portées élégantes:

En plus du coin de documentation, vous trouverez, suspendues du plafond, des photos de moments importants de l’histoire de la musique contemporaine. En quelques images, ont y voit une rétrospective des moments depuis la Semaine internationale de musique actuelle organisée par Pierre Mercure il y a 50 ans, étape importante dans la diffusion de la musique contemporaine. Moments historiques arrêtés sur la pellicule de film, affiches flottantes et virevoltantes en équilibre au bout du fil… l’effet est magique.

Pour ceux qui veulent écouter

La pièce de résistance vous accueille à l’entrée du Salon. Elle nous revient enfin après avoir passé un moment chez le peuple taiwanais: il s’agit d’une installation de Jean-François Laporte, Khrônos, tube dans lequel luit une couleur ambrée et qui fait vibrer une balle contre les parois. L’installation sur la photo n’est pas en marche, mais l’effet, m’assure-t-on est enivrant!

Convaincu? Vous direz à François que je vous envoie… mais ne soyez pas surpris de le voir avec des lunettes.

 

 

Salon des Nouvelles Musiques ouvert dans le Grand passage culturel de la Place-des-Arts dès maintenant
lundi 10h-23h
mardi-vendredi: 11h-23h
samedi-dimanche: 11h- 20h

  
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 


Le Québécois moyen: sujet d’humour heureusement inépuisable!

Les Québécois adorent l’humour absurde que leur procure la médiocrité. Ding et Dong le film, Cruising Bar, Elvis Gratton… mes références datent peut-être – mais qui ne se souvient pas de la réplique: « Think Big ‘Sti! » Que ceux qui n’y ont même pas souri jettent la première pierre.

À ceux qui lisent ceci avec un soupçon de nostalgie, je vous offre ma dernière découverte, signée par la Société d’art lyrique du Royaume et le Théâtre des Faux Plis:

Bungalopolis s’éloigne de tous les stéréotypes de la musique contemporaine et vise à jeter un brin d’humour (ou la gerbe au complet!) sur l’homo quebecus moyenus, tiré des bandes dessinées de Jean-Paul Eid. Il le représente tellement bien que pendant la générale aujourd’hui au Chat-des-artistes, je me suis surprise à rire aux éclats! Voici l’entrevue avec Maxime Goulet et Mylène Lapierre, deux des têtes créatives liées au projet:

La musique doit respirer l’humour et l’air frais! Bravo aux initiatives qui visent à sortir l’opéra des salles de concert! Pourquoi consignerait-on la musique à perpétuité dans la salle de concert, sans sursis? Liederwolfe, initative de musiciens professionnels de Montréal, acquiescerait aussi, puisque depuis quelques années elle tient ses concerts  dans les bars de Montréal. Loufoque? Pas tant que ça: comme le dit si bien Maxime Goulet de Bungalopolis: « À l’origine, l’opéra, c’était un espèce de… party! » ‘Parait d’ailleurs que Wagner était le premier sur la piste de danse…

Bungalopolis: 17-18 février 2011 au Lion d’Or (1676, Rue Ontario Est) dans le cadre du festival Montréal/Nouvelles Musiques. Billets: 20$, Réservations: 1-877-548-0130 (billets également disponibles sur place)

Concept: Maxime Goulet
Composition: Maxime Goulet, Frédéric Chiasson, Éric Champagne, Benoît Côté, Pierre-Olivier Roy
Metteure en scène: Mylène Lapierre
Directeur artistique: Marc-Antoine d’Aragon
Chanteurs: Dominique Côté, Ariane Girard, Sylvain Paré, Philippe Martel
d’après les bédés de Jean-Paul Eid